Par Olivier Bernager. En 1999, Daniel Barenboïm et Edward Saïd ont fait le pari de rassembler dans un même orchestre des musiciens israéliens, palestiniens et venant des pays arabes frontaliers. Selon Daniel Barenboïm, l’objectif du West-Eastern Divan Orchestra est pour ces jeunes musiciens « non pas d’oublier ou de masquer leurs différences, mais plutôt de leur permettre de se comprendre. » Il ajoute que « faire de la musique ensemble est la meilleur opportunité d’apprendre à vivre ensemble. » 

Le concert présenté dans ces trois documentaires a été donné au Festival de Salzburg 2007 pendant la résidence de l’orchestre. Tous les commentateurs s’accordent pour louer l’exceptionnelle maturité du West-Eastern Divan Orchestra, un orchestre « sans histoire » face à un programme digne des plus grandes phalanges « historiques » : Ouverture Leonore 3 de Beethoven, Variations opus 31 de Schoenberg, Sixième symphonie de Tchaikovsky. En marge de ce concert donné le 13 Aout 2007, avait lieu une autre manifestation salle Oskar Kokoshka, siège de la fameuse Académie « International Summer Academy of Fine Arts in Hohensalzburg Fortress ». Il s’agissait d’un « concert-lecture » public où Barenboïm s’interrogeait sur la nature musicale du son en donnant des exemples avec l’orchestre. Invités : un jeune chef d’orchestre, Robin Ticciati et l’ami et complice de toujours, Pierre Boulez.

Dans les trois films réalisés par Kurt WeiszBarenboïm se prête volontiers au jeu de l’interview. Nous le retrouvons seul, face à la caméra, développer cette idée fondamentale :  » Qu’y a-t-il dans le phénomène physique du son : rythme, mélodie, dynamique qui puisse exprimer le monde intérieur du créateur et en même temps le faire recevoir par les hommes au delà des vicissitudes de l’histoire.

 

 

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