Par Olivier Bernager. Ami Flammer est un musicien qui pense la musique. Se reconnaissant dans la longue tradition du violon d’Europe Centrale, il sait qu’il doit casser les frontières entre les genres. De la culture Yiddish qui lui est chère, il joue les mélodies nostalgiques dont il retrouve les accents dans Brahms, Prokofiev ou Chostakovitch. Il enseigne bien sûr le style et la technique car c’est un vrai professeur comme on les aime, mais il sait aussi que sans l’ouverture d’esprit, l’art ne survit pas à la routine et meurt de la barbarie.

Entrer en contact avec le NOUVEAU THEÂTRE DE MONTREUIL (cliquer)

Retrouver Ami Flammer hors les murs du Conservatoire National Supérieur de Paris avec ses élèves est un événement. Les élèves ne sont plus chez eux, ils sont donc mis en danger, mais un danger de l’instant car personne ne les juge : ils montrent l’oeuvre qu’ils travaillent dans sa fragilité et l’on assiste à ses progrès, parfois infimes, commentés avec bienveillance et humour par leur professeur qu’ils connaissent bien. Ce n’est donc pas un show auquel le public est convié, mais un atelier de musicien où la musique se fait minute par minute.

Voir la suite de cette vidéo en cliquant ici.

Les oeuvres ne sont pas encore toutes choisies pour cette séance. On pourra probablement entendre le travail sur la redoutable Fantaisie sur Carmen de Pablo de Sarasate, un mouvement du Concerto opus 77 de Brahms (version violon et piano), et en musique de Chambre : le Quintette pour piano et cordes, opus 44 de Schumann.

Okarinamusique sera là et vous pourrez dès le mois de janvier 2014 voir les principaux extraits de cette masterclass.